Jardin des Arts (pour mémoire)

August 19th, 2013

Le Jardin des Arts-Kunsttuin n’est plus.

Le Jardin des Arts-Kunsttuin fut pendant quatre ans un lieu d’échanges : d’idées, de semences, de plantes… En outre, il accueillit des groupes de jardiniers en herbe, petits et grands… une journée festive d’échanges de savoirs, des apéros, des ateliers d’écriture, des lectures de poésies, des fêtes printanières…
Cependant, l’ordre et la sécurité ont eu raison des herbes folles…

En guise de merci à celles et ceux qui ont apporté leurs semences (dans tous les sens du mot) qui ont permis à ce jardin de foisonner…)
– semences qui ont donné de belles fleurs, ou des légumes étranges
– semences de lien social,
– semences d’œuvres collectives
Une petite chanson, un classique… que j’ai entendu fredonnée par un jardinier…

LE PETIT JARDIN
Jacques Dutronc

C’était un petit jardin
Qui sentait bon le métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien.
C’était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin,
Avec deux arbres un pommier et un sapin
Au fond d’une cour à la Chaussée d’Antin
Mais un jour, près du jardin,
Passait un homme qui, au revers de son veston,
Portait une fleur de béton.
Dans le jardin une voix chanta:

REFRAIN:
“De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
De grâce, de grâce,
Préservez cette grâce.
De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
Ne coupez pas mes fleurs.

C’était un petit jardin
Qui sentait bon le métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien.
C’était un petit jardin
Avec un rouge-gorge dans son sapin,
Avec un homme qui faisait son jardin,
Au fond d’une cour à la Chaussée d’Antin.
Mais un jour, près du jardin,
Passait un homme qui, au revers de son veston,
Portait une fleur de béton.
Dans le jardin une voix chantait:

REFRAIN

C’était un petit jardin
Qui sentait bon le bassin parisien.
A la place du joli petit jardin,
Il y a l’entrée d’un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain.
C’était un petit jardin
Au fond d’une cour à la Chaussée d’Antin.
C’était un petit jardin
Au fond d’une cour à la Chaussée d’Antin.

radis
C’est une triste chose de songer que la nature parle, et que le genre humain n’écoute pas. Victor Hugo

 

    A la Une

    Le R.E.S. y prend part...

    Apéro des solidarités
    mardi 9 mai

    Op cit

    La chose importante de la vie, c’est sa découverte perpétuelle et continue, et non un résultat acquis une fois pour toutes.

    Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Le don crée de la valeur, puisque celui qui acquiert n'appauvrit pas celui qui donne et que le donateur s'enrichit de donner

    (In « Des savoirs en abondance » Michel Serres, Claire Heber-Suffrin)

    « Je m’accomplis au contact du Tu, je deviens Je en disant tu. Toute vie véritable est rencontre. »

    Martin Buber (1878 - 1965), Je et Tu, 1969.